La canicule: simple phénomène naturel ou conséquence de choix politiques ?
Réchauffement climatique: 50 ans d'alertes ignorées
Depuis plus de 50 ans, les scientifiques alertent sur les conséquences du réchauffement climatique. Les rapports du GIEC s’accumulent. Les gouvernements successifs ont entendu ces alertes et ils ont choisi de ne pas réagir. Ils ont systématiquement choisi de protéger les intérêts économiques à court terme: ceux des lobbies industriels et des grands groupes fossiles, plutôt que notre santé, nos conditions de vie, et l’avenir de nos enfants.
Ce n’est plus une fatalité climatique, c’est une faillite politique.
10 ans de Macron : l’addition climatique
Pendant que les canicules se multiplient, les choix budgétaires racontent une autre histoire :
- Le Fonds vert pour les collectivités a été divisé par trois. Les maires n’ont plus les moyens d’agir : plus de budget pour végétaliser les cours d’école, isoler les bâtiments publics, adapter nos villes à la chaleur.
- 600 millions d’euros retirés à la rénovation énergétique des logements.Par conséquent, des millions de Français vivent dans des passoires thermiques: des logements qui brûlent l’été et gèlent l’hiver. Des logements où les personnes âgées meurent silencieusement lors des pics de chaleur.
- 10 à 15 milliards d’euros de subventions publiques versées chaque année aux énergies fossiles, principalement au secteur industriel. L’argent de vos impôts finance encore le pétrole et le gaz en 2026.
L’ inégalité face à la canicule
Ces choix politiques ont des conséquences sur notre quotidien:
Des classes à plus de 35°C où apprendre devient impossible; des enfants épuisés, incapables de se concentrer, dont la santé est mise en danger chaque été un peu plus; des maires sans budget pour protéger leurs habitant·es, parce que les ressources que l’État leur avait promises ont été supprimées; des logements invivables sans isolation, sans volets, où les personnes âgées et les plus vulnérables sont exposées en première ligne.
Et oui, nous sommes bien inégaux face à la canicule.
Contrairement à ce que raconte ironiquement Yann Barthès depuis son plateau climatisé, tout le monde n’a pas de climatisation chez soi. Certaines personnes sont bien plus vulnérables que d’autres face aux fortes chaleurs : les personnes âgées, les enfants, celles et ceux qui vivent dans la rue, dans des bouilloires thermiques ou sous les toits.
Ils doivent partir, nous dévons gagner
Face à cette urgence, une chose est claire: les responsables de cette inaction doivent partir et pour qu’ils partent, les forces écologistes et de gauche doivent gagner.
C’est exactement pour ça que Victoires populaires a lancé la Fabrique des Victoires Populaires: un programme de formation, ouvert à tout·es , 100 % gratuit: des citoyen·nes formé·es en ligne, depuis leur ville, leur quartier pour qu’ils soient outillé·es et capables de faire gagner les candidates et candidats qui prennent enfin la crise climatique au sérieux.
La promotion de septembre est ouverte et chaque victoire locale nous rapproche du changement dont nous avons besoin.
