Care et Victoires populaires

Ressources pour prévenir le burn-out militant

Sommaire

Le burn out militant
L’écoute active
Bien ensemble, bien avec soi
L’écoanxiété

Psys à la ramasse ? Qu’est ce que tu peux faire pour la santé mentale ?
Deborah Sebbane CCOMS Qu’est ce que tu peux faire pour la santé mentale
Fanny Pastant CCOMS La santé mentale est politique

Ils racontent leur épuisement militant 

Comment éviter le burn-out militant

PODCAST
20 minutes avant la fin du monde Le burn out militant – Avec Alice Coffin
« Quel est le prix à payer pour essayer de changer de monde ?  Pour celles et ceux qui s’y efforcent, la facture est parfois terrible : c’est celle du burn out militant.  En français, c’est un syndrome d’épuisement professionnel. Une souffrance physique, émotionnelle, psychique. Mais le travail n’a pas le monopole de cette violence qui concerne aussi le militantisme.  Parler du burn out militant, c’est essayer de comprendre d’où vient cette violence. C’est défendre l’idée qu’elle n’est pas le résultat d’une faiblesse individuelle mais plutôt d’une faillite collective, à laquelle il y a peut-être des moyens de résister.  Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir  Alice Coffin, militante, autrice et élue à la Mairie de Paris. »

20 minutes avant la fin du monde Le burn out militant – Avec Alice Coffin

ARTICLE
Le burn-out militant. Réflexions pour ne pas être consumé par le feu militant. Par Simon Cottin-Marx
« En juin 2019, l’activiste Anaïs Bourdet décide d’arrêter la page Tumblr « Paye ta Shnek » (PTS), qu’elle anime depuis sept ans, où elle recueille les témoignages de femmes victimes de harcèlement dans la rue. Dans un entretien donné au journal Libération, elle explique que, suite à de nouvelles agressions sexistes dont elle a été témoin et victime, elle n’a plus la force de continuer. Son seuil de tolérance, face à son impossibilité de changer le réel, a été atteint. » Lire le pdf…

VIDÉO
Le burn-out n’arrive pas qu’aux autres, comme le raconte Aude Psycom Officiel
Aude Caria, directrice de Psycom, se livre dans cette vidéo témoignage sur la difficulté à repérer les signes d’alerte de sa souffrance psychique, mais aussi à accepter cette situation en tant que professionnelle de la santé mentale.
Voir La santé mentale et le travail Psycom.org

Utilise des techniques d’écoute empathique

L’écoute est primordiale, puisqu’elle permet aux intervenants d’effectuer une bonne collecte  d’information. Elle permet également de créer un climat de confiance, de faire en sorte que la personne se sente respectée et entendue. Celle-ci peut alors livrer librement ce qu’elle pense et ressent, ce qui peut réduire son état de tension et faciliter ainsi le travail des intervenants.

À faire :

  • Laisser la personne s’exprimer, sans lui couper la parole. Il est important de ne pas empêcher l’expression des émotions.
  • Se concentrer sur ses messages verbaux et non verbaux.
  • Mettre de côté nos préoccupations personnelles et nos perceptions (préjugés) afin de bien comprendre ce que la personne éprouve.
  • Démontrer des signes d’écoute; par exemple, contact visuel, proximité, signes d’encouragement.
  • Répéter les derniers propos (écho) afin de mettre l’accent sur certains éléments ou d’inciter la personne à poursuivre.
  • Reformuler une partie des propos dans nos propres mots afin de vérifier avec la personne si l’on a bien compris.
  • Refléter les sentiments et les émotions en nommant ce qui nous semble être ressenti par la personne.
  • Résumer l’essentiel du message en une ou deux phrases afin de s’assurer qu’on a bien compris. Le résumé sert à faire le point, à amorcer une transition ou à conclure.
    Cibler les émotions ressenties. 

À éviter:

  • Empêcher l’expression des émotions

Les émotions peuvent parfois embrouiller les interventions et paraître nuisibles. Toutefois, empêcher une personne d’exprimer ses émotions ne les supprime pas. Au contraire, les émotions peuvent alors s’amplifier ou s’exprimer de manière plus dommageable pour la personne ou les intervenants.

  • Dire souvent « Je comprends »

L’utilisation de la phrase « Je comprends » afin de manifester de l’empathie doit se faire avec parcimonie pour ne pas donner l’impression qu’on banalise la situation de détresse que vit la personne. Pour signifier son empathie, il est préférable de permettre à la personne de s’exprimer, de l’écouter attentivement et d’utiliser des techniques telles que la reformulation, les reflets et les résumés.

  • Proposer trop rapidement une solution

Avant de proposer une solution à la personne, il est important de bien comprendre ce dont elle a besoin. Proposer trop rapidement une solution risque de lui laisser croire qu’on ne veut pas l’écouter ou qu’on la croit incapable de résoudre elle-même ses difficultés. En fait, la personne a d’abord besoin de s’exprimer et de se sentir comprise. Par ailleurs, lorsqu’une solution est proposée trop rapidement, sans une analyse exhaustive des tenants et aboutissants de la situation, elle risque de ne pas être adéquate.

Vidéo Laisse la personne s’exprimer

La technicienne ambulancière voit que la personne a besoin d’exprimer sa détresse et lui laisse le temps de le faire. Elle démontre des signes d’écoute et dit à différentes reprises qu’elle comprend qu’elle se sente mal.

Démontre des signes d’écoute

L’ambulancier écoute le récit du père en le regardant dans les yeux et en hochant la tête pour marquer son intérêt. Il utilise des renforcements (« OK », « D’accord ») variés pour indiquer à la personne qu’il suit bien son discours et pour l’encourager à continuer de parler.

Le premier répondant écoute attentivement ce que le père lui raconte. Il le démontre par son contact visuel, sa posture (il se met à son niveau, lui fait face, est légèrement penché vers l’avant) et ses gestes (signes de tête).

Source URL: http://urgence.ccdmd.qc.ca/collection/utilise-des-techniques-decoute-empathique

« C’est facile de se soucier de son ami, son collègue, sa sœur, ses parents ou son amoureux et de comprendre leur point de vue lorsque nous allons bien et que les choses sont apaisées dans notre vie. Ceci consiste toutefois en un tout autre défi lorsque nous-mêmes avons besoin de compréhension et de temps pour nous ! C’est un apprentissage de bien gérer au quotidien nos réserves d’empathie pour soi et pour l’autre et, surtout, de s’assurer qu’elles restent « à flot ». »

Série vidéo BIEN ENSEMBLE ET AVEC SOI

« De façon imagée, nous avons tous un thermomètre interne divisé en trois zones distinctes qui nous indique si la « température » à l’intérieur de nous est propice à des échanges ou s’il est préférable d’aller prendre l’air et d’évacuer notre trop-plein avant d’entamer une discussion. »

Série vidéo BIEN ENSEMBLE ET AVEC SOI

« Le décès d’une personne proche, une rupture amoureuse, etc. Que pouvons-nous faire avec notre frustration lorsque nous ne pouvons rien changer à la situation? Dans cette vidéo, un « Carrefour giratoire» permettant l’adaptation de cette émotion nous est présenté de façon imagée. »

Série vidéo BIEN ENSEMBLE ET AVEC SOI

L’éco-anxiété : une réponse saine face à la crise climatique.
« Contrairement à une idée reçue, l’éco-anxiété n’est pas une maladie, mais une réaction émotionnelle adaptée face aux enjeux environnementaux. Les jeunes et les autres groupes disposant de peu de pouvoir dans la société sont les plus concernés. Mener des actions collectives aide à surmonter ses inquiétudes. » Lire la suite… The Conversation. Publié le 15 octobre 2024

Participer à la « Fresque du climat » fait-il changer nos comportements ?
« L’écoanxiété, moteur de l’action Comment expliquer ces résultats ? Il existe probablement de nombreuses raisons qui influencent la motivation à agir, mais, en psychologie, on considère que les émotions sont les principaux moteurs à l’action. Par exemple, la colère pousse les individus à résoudre les injustices qui leur sont faites, la joie les amène à se rapprocher des autres et la peur à fuir le danger ou à le combattre. » Il est évoqué un questionnaire pour évaluer l’écoanxiété.
Lire la suite… The Conversation. Publié le 4 mars 2025