3 millions d’euros d’argent public volé

3 millions d’euros! Un chiffre difficile à imaginer pour la plupart d’entre nous.

Dans l’affaire du RN au Parlement européen, la justice a chiffré le préjudice à 2,9 millions d’euros. Le Parlement européen, lui, parle de 4,6 millions. Le 7 juillet dernier, la cour d’appel a confirmé : condamnation du parti et de onze de ses anciens dirigeants. Pendant douze ans, de l’argent public destiné au travail parlementaire a servi à financer les activités d’un parti. De l’argent censé profiter à tous, capté au profit de quelques-uns.

Pendant ce temps, le service public compte sur la generosité des citoyen·nes

Pendant ce temps, à Évreux, l’hôpital Eure-Seine a dû lancer un emprunt citoyen pour rouvrir 22 lits d’hospitalisation par faute de moyens — en oncologie, en hématologie, en gériatrie. Ce sont les habitants qui ont complété la facture; Et ce  n’est pas un cas isolé.


En Seine-et-Marne, la commune de Yèbles a dû recourir au financement participatif pour désamianter son école primaire — 800 000 euros de travaux, pour un budget communal annuel de 650 000 euros. En Ardèche, après les incendies de 2022 qui ont ravagé 2 200 hectares de forêt communale, une cagnotte citoyenne a été lancée pour planter 10 000 arbres. Dans les casernes rurales, des pompiers volontaires racontent qu’on rationne jusqu’aux packs d’eau lors des interventions, faute de budget suffisant.


D’un côté : de l’argent public traité comme une ressource privée, au service de quelques-uns.
De l’autre : des hôpitaux, des écoles, des forêts, des casernes qui doivent compter sur la générosité des citoyens pour boucler leurs budgets. 

L’argent public n’est jamais abstrait. Il vient des citoyens. Il doit revenir aux citoyens.


En 2027, il faudra choisir : la politique qui protège l’intérêt général, ou celle qui sert des intérêts particuliers.